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# Posté le dimanche 25 janvier 2009 11:53

Modifié le mardi 10 février 2009 13:40

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En Attendant, Je Suis Ici

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# Posté le mardi 20 janvier 2009 08:38

9 mois.

9 mois.
9 mois.

L'hiver s'accroche à nos doigts. Nos jambes tremblent, affrontant le froid. Il neige, sur les plaines. On cherche la chaleur, un endroit douillet. Et mon coeur s'accroche au tien. Espérant que ce moment ne s'arrête pas à la fonte des glaces.

L'hiver s'est déclaré. Provoquant la désertation des rues pourtant si animées. Le gel masque les couleurs urbaines. Et ma peau froide rencontre la tienne. Sous la couette épaisse, nos corps s'entrelacent. Et la chaleur de ton cou réchauffe mes lèvres.

C'est un soir de Noël. Le soir où l'on se tourne vers ceux que l'on aime. Ou l'on réalise ceux qui nous manque. On compte les absents ou ceux qui ne sont plus là. Ceux qui ont tiré leur révérence et ceux qui ne viendront pas. Mais cette année, la chaleur de la cheminée ne parviendra pas à masquer ces vides.

C'est une fin d'année. L'époque où l'on tire les conclusions de cette année passée. On repense à tout ce que l'on a vécu. Au pire. Au meilleur. A ce que l'on a appris. A ce qu'on a découvert.

Alors je pense à toi. Toi, qui a fait de cette année, une année si différente.

Mais sache que je ne penserai plus à toi dorénavant.

A présent, je pense à Nous.
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# Posté le mercredi 24 décembre 2008 16:52

Modifié le mercredi 24 décembre 2008 17:07

6/12/08 . 0h16

Le Coeur En Larmes.

Chapitre XVI : Quand La Nuit A Repris Son Plus Beau Cadeau.

C'est une route interminable. Les kilomètres lancinants. La lumière des lampadaires de la ville m'assome, encore un peu plus. Il est 0h45, dans la nuit de vendredi à samedi, une nuit de décembre, fraîche et émouvante. A ma gauche, au feu rouge, les fêtards réajustent leurs costumes une dernière fois. Les insomniaques cherchent en vain à trouver le sommeil. Les bornés de travail quittent enfin leurs bureaux. Et les amoureux rentrent rejoindre leur nid d'amour. Et moi, moi, je suis là, les yeux flous, baignés de larmes, le coeur vide, et la gorge nouée. Mes joues sont irritées. Ma main droite tient celle d'une vieille dame qui réalise à son tour qu'elle vient de perdre ce qui lui était le plus cher au monde. Ses larmes coulent. Sa main tremble. Mais jusqu'au bout, elle garde la dignité d'une femme qui se sera battu, jusqu'au bout. Pourtant dans sa tête, les remords débarquent en masse, la culpabilité essaie tant bien que mal de l'atteindre.

Il est 1h du matin. Sur les trottoirs, les jeunes gens savourent leur liberté, la vie qui devant eux leur offre un peu de chaleur. La ville, en ce 5 décembre, s'est allumée, et s'est parée de ses plus beaux costumes.
Il est 1h du matin. Mes pas lourds frappent le bitume froid. Mes larmes ne cessent d'irriter ma peau. Elle souffre. Tout comme moi. Le couloir, livide, blanc, nous accompagne jusqu'à cette pièce.
La vieille dame rentre. Et son chagrin résonne dans toute la ville. Je m'effondre contre le mur impersonnel. Je réalise que tout ça est bien vrai.

Véritable était donc ce coup de téléphone, à 0h16, qui nous a délivré de notre sommeil. Les 3 sonneries de téléphone qui vous appelle. Pourtant au fond, un coup de téléphone, en plein milieu de la nuit n'annonce jamais de bonnes nouvelles. Je savais. Nous savions. Trois mots suffisent. Je ne prends pas le temps de penser. Enfilant un pantalon. Une veste. On ne prend pas le temps de penser, montant dans la voiture. Aucune larme ne coule. Un silence. Le mutisme. Les premiers mètres. Et les larmes qui explosent. Le cri qui éclate.
Un arrêt. Ouvrant le portail familier. La vieille femme, habillée, ayant mis ses plus belles boucles d'oreilles, pleurant en gros sanglots sur le pas de sa porte. Je la voyais pleurer, pour la première fois. Les sanglots longs réveillant le quartier. Criant sa douleur. Son chagrin. Peinant même à s'écrouler sur les pavés.

Cette nuit-là, une page s'est tournée. Ce vieil homme a quitté ce monde. Il s'était battu jusqu'au bout, avait puisé dans toutes ses ressources. Mais il avait choisi son moment. S'apaisant dans son sommeil, sereinement. Dans cette chambre d'hopital. Il m'avait fait signe quelques minutes avant, en me confiant peut être que je ne devais pas être triste. Ce vieil homme qui avait vécu le monde, mais qui n'était plus capable de nous le raconter. Ce vieil homme aux chaussons à carreaux qui s'impatientait sur sa terasse de nous voir arriver. Ce grand enfant qui ne cessait d'adorer les chocolats. Ce grand-père qui sera aux abonnés absents le soir de Noël. Une chaise restera vide. A Jamais. Il me manque.

Et cette nuit là, le ciel est devenu clair, tellement clair, comme si un ange venait d'y entrer.


Pic' : A Venir.
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# Posté le dimanche 07 décembre 2008 15:54

Elle m'épargnait de ces douleurs qui ne se décrivent pas. Ca semblait si facile comme ça. Alors un jour, j'ai décidé de me confronter seule au mal. Et je suis tombée de haut.

Elle m'épargnait de ces douleurs qui ne se décrivent pas. Ca semblait si facile comme ça. Alors un jour, j'ai décidé de me confronter seule au mal. Et je suis tombée de haut.


J'suis sur ma béquille. J'm'imagine me présenter à toi. De nouveau. Celle que j'ai décidé de quitter il y a 4 mois. J'ai tourné le dos à ta main tendue. Et notre amitié, j'avais décidé de l'enterrer profondément dans le jardin. C'est étrange, comme tu me sembles si loin. Les semaines ont passé. Et je ne revois plus ton visage dans mes pensées. Depuis j'ai vécu tant de choses, tu sais. J'ai vécu le meilleur, comme le pire. Et même effondrée, et au bord du gouffre, j'avais besoin de toi. Mais je n'ai jamais composé ton numéro pour que tu puisses entendre mes larmes percuter le sol. C'est ma fierté, mon orgueil qui m'y en a empêché. Je me suis relevée seule, et ce fut l'un de mes plus beaux combats. Mais tu n'étais pas là pour assister à ce spectacle. Je t'ai tenue loin de tout ça. Beaucoup trop loin pour que tu te souviennes de moi. Pourtant, tu t'accroches encore à mon souvenir. Et ce soir encore, tu as semé, sur mes pas, un émouvant message. Mais mes larmes s'accrochent, elles aussi. Et ne coulent pas. Pas comme autrefois.

Ce fut un choix douloureux de tout quitter, de vous quitter, de te quitter, du jour au lendemain. Mais il me fallait vivre et respirer. Je considérais cela comme un fardeau. Aujourd'hui, il me semble que tu faisais partie de mon oxygène. Mais il est sans doute bien trop tard. J'ai fais des pieds & des mains pour en arriver là, avec mes sourires & mes blessures. Et les brefs retours sur le passé me font frémir, car j'ai peur de t'avoir fait pleurer. Et qu'on m'épargne ces images !

Oui, je suis partie brusquement, comme une voleuse en pleine nuit. Sans annonce. Sans générique. Et j'ai tout quitté. Mais encore une fois, ce message, tu ne le liras pas, car je suis bien trop lâche pour avouer mes faiblesses & mes manques. Les regrets m'envahissent parfois. & mon égo revient au galop. Mais sache que tu fus l'amie qui me marquera le plus. Car nos vies ont toujours été reliées. A vivre les mêmes situations, aux mêmes moments. Alors tu étais là pour me soutenir, et j'étais là pour t'épauler. On y arrivait à deux. Unies. Alors souvent je me demande si tout comme moi, en ces soirs sombres, tu partages mes larmes. Mes regrets. Et ce manque de toi, parfois, qui fait piquer le coeur, entre deux métros.

Alors j'aperçois tes visites, tes quelques mots qui me sont adressés. Ils n'ont rien en retour. J'en suis sincèrement désolée. Les journées & les nuits se sont succédées. Elles ont fait couler de l'eau sous les ponts. Des larmes entre deux blessures de coeur. Des averses entre deux journées d'automne. Et des regrets en abondance qui n'ont jamais trouvé de réponses.


# Posté le vendredi 31 octobre 2008 15:54